Secrétaire de dame attribué à B.V.R.B, estampillé par le marchand-ébéniste Pierre Migeon Epoque Louis XV. Secrétaire en placage de bois de rose, satiné, amarante et bois de violette, à marqueterie de rinceaux et de volutes, certaines rudentées, formant un savant réseau de cartouches polylobés enfermant des plages de bois de fil aux formes et découpages complexes. Il pose sur quatre pieds fortement cambrés terminés par de petits sabots de biche en bronze doré. L'abattant à filet de cuivre dissimule trois tiroirs et une trappe secrète fermée par un coulissant, masquant trois autres petits tiroirs en retrait. H. : 77 cm, L. : 63 cm, P. : 42 cm. Provenance : collection prince de Mérode, par tradition familiale, en provenance des ducs de Clermont-Tonnere. Pierre (IV) Migeon, (1696-1758, maître vers 1721, marchand ébéniste vers 1730), membre le plus éminent d'une dynastie d'ébénistes parisiens d'origine protestante, qui virent défiler pas moins de cinq générations entre 1640 et la Révolution. Devenu rapidement marchand ébéniste, il écoulait sa propre production tout autant que celle de ses confrères du faubourg, comme nous le révèle des documents d'époque ou des meubles conservés de nos jours : Jacques Dubois Roger Van der Cruse dit Lacroix, Roussel, Boudin, Canabas, Topino... Bernard (II) Van Risamburgh, (c. 1700-1766): Fils de Bernard (I) Van Risamburgh, ébéniste d'origine hollandaise, il fut reçu maître ébéniste avant 1730. Il demeura dans le faubourg Saint-Antoine jusqu'en 1764, date à laquelle il prit sa retraite et céda son fonds à Bernard (III), son fils ébéniste. Il travailla principalement pour les marchandsmerciers, les ténors du marché du luxe à Paris : Th omas-Joachim Hébert, Lazare Duvaux, Simon-Philippe-Poirie r, les Darnaud, Henri Lebrun. La genèse des secrétaires en pente, dits bureaux dos d'âne : L'apparition et la genèse de ce type de meuble ne sont pas encore très claires, mais plusieurs repères chronologiques, qu'il est bon de rappeler ici, nous permettent d'en retracer les grandes lignes: d'une part, le Livre-journal de l'ébéniste Pierre Migeon conservé à la Bibliothèque nationale, nous informe que celui-ci avait livré à sa clientèle des « secrétaires » entre 1726 et 1731, sans qu'aucune précision supplémentaire ne vienne nous renseigner de leurs formes exactes ; d'autre part, le musée du Louvre a récemment acquis (en 2003) un secrétaire en pente relativement précoce dans sa forme (Voir Daniel Alcouff e, Secrétaire en pente de la reine Marie Leczinska au château de Marly) L'Estampille-L'Objet d'art, octobre 2003, n° 384, fiche 384B). Livré par l'ébéniste Antoine-Robert Gaudreaus au Garde-meuble de la Couronne en 1733 et destiné au cabinet de retraite de Marie Leczinska, reine de France, en son château de Marly, il étonne par une forme encore bien archaïque, caractérisée par une très nette séparation entre la partie écritoire du meuble, la partie haute, et son piètement. Cela démontre bien que ce meuble était un dérivé des écritoires à faible pente positionnées sur un piètement, dont certains exemplaires créés à la fin des années 1720 apparaissent depuis une dizaine d'années sur le marché, sans véritablement attirer l'attention des spécialistes. Certains de ceux-ci sont même recouverts de panneaux de laque de Chine. Les bases étaient ainsi données et l'exemplaire de Gaudreaus, même s'il n'est peut-être pas le plus ancien modèle connu, devait quand même être suffisamment précurseur et innovant pour satisfaire le goût raffiné de la reine et rejoindre ainsi le mobilier de la Couronne. A cette époque, Marie Lecsinska avait encore les faveurs de cette administration ; n'oublions pas que quatre années plus tard, elle reçut la fameuse commode en laque de B.V.R.B. livrée par Th omas-Joachim Hébert, conservée aujourd'hui au Louvre (inv. OA 11193 ; Daniel Alcouff e, Le Mobilier du Musée du Louvre, Dijon, 1993, pp. 140-143) la plus ancienne et la plus extraordinaire commode en laque du Japon, montrant l'importance de la
Secrétaire de dame attribué à B.V.R.B, estampillé par le marchand-ébéniste Pierre Migeon Epoque Louis XV. Secrétaire en placage de bois de rose, satiné, amarante et bois de violette, à marqueterie de rinceaux et de volutes, certaines rudentées, formant un savant réseau de cartouches polylobés enfermant des plages de bois de fil aux formes et découpages complexes. Il pose sur quatre pieds fortement cambrés terminés par de petits sabots de biche en bronze doré. L'abattant à filet de cuivre dissimule trois tiroirs et une trappe secrète fermée par un coulissant, masquant trois autres petits tiroirs en retrait. H. : 77 cm, L. : 63 cm, P. : 42 cm. Provenance : collection prince de Mérode, par tradition familiale, en provenance des ducs de Clermont-Tonnere. Pierre (IV) Migeon, (1696-1758, maître vers 1721, marchand ébéniste vers 1730), membre le plus éminent d'une dynastie d'ébénistes parisiens d'origine protestante, qui virent défiler pas moins de cinq générations entre 1640 et la Révolution. Devenu rapidement marchand ébéniste, il écoulait sa propre production tout autant que celle de ses confrères du faubourg, comme nous le révèle des documents d'époque ou des meubles conservés de nos jours : Jacques Dubois Roger Van der Cruse dit Lacroix, Roussel, Boudin, Canabas, Topino... Bernard (II) Van Risamburgh, (c. 1700-1766): Fils de Bernard (I) Van Risamburgh, ébéniste d'origine hollandaise, il fut reçu maître ébéniste avant 1730. Il demeura dans le faubourg Saint-Antoine jusqu'en 1764, date à laquelle il prit sa retraite et céda son fonds à Bernard (III), son fils ébéniste. Il travailla principalement pour les marchandsmerciers, les ténors du marché du luxe à Paris : Th omas-Joachim Hébert, Lazare Duvaux, Simon-Philippe-Poirie r, les Darnaud, Henri Lebrun. La genèse des secrétaires en pente, dits bureaux dos d'âne : L'apparition et la genèse de ce type de meuble ne sont pas encore très claires, mais plusieurs repères chronologiques, qu'il est bon de rappeler ici, nous permettent d'en retracer les grandes lignes: d'une part, le Livre-journal de l'ébéniste Pierre Migeon conservé à la Bibliothèque nationale, nous informe que celui-ci avait livré à sa clientèle des « secrétaires » entre 1726 et 1731, sans qu'aucune précision supplémentaire ne vienne nous renseigner de leurs formes exactes ; d'autre part, le musée du Louvre a récemment acquis (en 2003) un secrétaire en pente relativement précoce dans sa forme (Voir Daniel Alcouff e, Secrétaire en pente de la reine Marie Leczinska au château de Marly) L'Estampille-L'Objet d'art, octobre 2003, n° 384, fiche 384B). Livré par l'ébéniste Antoine-Robert Gaudreaus au Garde-meuble de la Couronne en 1733 et destiné au cabinet de retraite de Marie Leczinska, reine de France, en son château de Marly, il étonne par une forme encore bien archaïque, caractérisée par une très nette séparation entre la partie écritoire du meuble, la partie haute, et son piètement. Cela démontre bien que ce meuble était un dérivé des écritoires à faible pente positionnées sur un piètement, dont certains exemplaires créés à la fin des années 1720 apparaissent depuis une dizaine d'années sur le marché, sans véritablement attirer l'attention des spécialistes. Certains de ceux-ci sont même recouverts de panneaux de laque de Chine. Les bases étaient ainsi données et l'exemplaire de Gaudreaus, même s'il n'est peut-être pas le plus ancien modèle connu, devait quand même être suffisamment précurseur et innovant pour satisfaire le goût raffiné de la reine et rejoindre ainsi le mobilier de la Couronne. A cette époque, Marie Lecsinska avait encore les faveurs de cette administration ; n'oublions pas que quatre années plus tard, elle reçut la fameuse commode en laque de B.V.R.B. livrée par Th omas-Joachim Hébert, conservée aujourd'hui au Louvre (inv. OA 11193 ; Daniel Alcouff e, Le Mobilier du Musée du Louvre, Dijon, 1993, pp. 140-143) la plus ancienne et la plus extraordinaire commode en laque du Japon, montrant l'importance de la
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