SARTRE, Jean-Paul-(1905-1980). Essai politique. S.d. [ca. 1950].
SARTRE, Jean-Paul-(1905-1980). Essai politique. S.d. [ca. 1950]. 108 pages in-8 (267 x 209 mm) dont 107 manuscrites et une dactylographiée. Encre bleue sur papier quadrillé, recto. "CROYEZ-VOUS BRISER UN COMMUNISTE? IL FAUT DONC QU'ON VOUS DÉTROMPE." Important brouillon, sans doute pour un article, dans lequel Sartre réagit à la loi pénalisant les "tentatives de démoralisation". Il y voit une attaque larvée contre le Parti Communiste: "Le projet de 1950 risque de réussir là où l'occupant a échoué: avec un peu de chance, il détruira le régime. Que réclame-t-il? le droit d'emprisonner des communistes quand ça lui chante et sans être obligé de mettre en cause le Parti lui-même. Bref le droit de violer la Constitution. Mais ce qui donne à cette tentative de viol son exceptionnelle gravité c'est que la violence nue - contre laquelle, somme toute, on peut toujours essayer de se défendre - cède la place à la violence cagote et camouflée [...]. Les véritables exigences du projet, on nous les cache et, bien qu'elles soient parfaitement intraduisibles en langue démocratique, c'est dans cette langue qu'on choisit de les exprimer. Bref on prend les mots, on les plie, on les tord, on les fait entrer de force dans des puzzles monstrueux, on leur donne l'air de définir le délit, de distinguer scrupuleusement entre les circonstances qui l'accompagnent, de proportionner la peine à la faute commise; en fait on fabrique un trompe-l'oeil dont le sens miroite de loin et, de près, s'évanouit ; on traduit arbitraire par égalité, loi d'exception par universalité, politique du gouvernement par vérité universelle; on expose les principes de la terreur en terme de liberté et l'on décrit la guerre sous le nom de la Paix." BEL ARTICLE dans lequel Sartre évoque le conflit en Indochine, l'affaire Henri Martin, Georges Bidault, etc.
SARTRE, Jean-Paul-(1905-1980). Essai politique. S.d. [ca. 1950].
SARTRE, Jean-Paul-(1905-1980). Essai politique. S.d. [ca. 1950]. 108 pages in-8 (267 x 209 mm) dont 107 manuscrites et une dactylographiée. Encre bleue sur papier quadrillé, recto. "CROYEZ-VOUS BRISER UN COMMUNISTE? IL FAUT DONC QU'ON VOUS DÉTROMPE." Important brouillon, sans doute pour un article, dans lequel Sartre réagit à la loi pénalisant les "tentatives de démoralisation". Il y voit une attaque larvée contre le Parti Communiste: "Le projet de 1950 risque de réussir là où l'occupant a échoué: avec un peu de chance, il détruira le régime. Que réclame-t-il? le droit d'emprisonner des communistes quand ça lui chante et sans être obligé de mettre en cause le Parti lui-même. Bref le droit de violer la Constitution. Mais ce qui donne à cette tentative de viol son exceptionnelle gravité c'est que la violence nue - contre laquelle, somme toute, on peut toujours essayer de se défendre - cède la place à la violence cagote et camouflée [...]. Les véritables exigences du projet, on nous les cache et, bien qu'elles soient parfaitement intraduisibles en langue démocratique, c'est dans cette langue qu'on choisit de les exprimer. Bref on prend les mots, on les plie, on les tord, on les fait entrer de force dans des puzzles monstrueux, on leur donne l'air de définir le délit, de distinguer scrupuleusement entre les circonstances qui l'accompagnent, de proportionner la peine à la faute commise; en fait on fabrique un trompe-l'oeil dont le sens miroite de loin et, de près, s'évanouit ; on traduit arbitraire par égalité, loi d'exception par universalité, politique du gouvernement par vérité universelle; on expose les principes de la terreur en terme de liberté et l'on décrit la guerre sous le nom de la Paix." BEL ARTICLE dans lequel Sartre évoque le conflit en Indochine, l'affaire Henri Martin, Georges Bidault, etc.
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