Rare pendule de DEVERBERIE Rue Barbette n°483, Paris. Le cadran partiellement émaillé polychrome de bleuets, indique les heures et les minutes par tranche de quinze, en chiffre arabe. Les aiguilles repercées, entrelacées, celle des heures en forme d'étoile. La pendule est en bronze ciselé, doré ou patiné. Le mouvement est soutenu par un jeune indigène portant sur sa tête un coussin à glands. Il est représenté les yeux en sulfure bleu. Les bras et son cou, soulignés de bracelets ou collier de perles. Il porte un carquois chargé de flèches et est vêtu d'un pagne à frange. Base à piédouche orné de têtes de satyre réunies par des guirlandes de fleurs, soulignée d'un rang de perles. Petits pieds griffes. Epoque Directoire H: 43 - D: 18 cm Avant la fin du XVIIIème siècle, le noir constitue rarement un thème décoratif pour les créations horlogères françaises et plus largement européennes. C'est véritablement à la fin de l'Ancien Régime, plus précisément dans la dernière décennie du XVIIIème siècle et dans les premières années du siècle suivant, qu'apparaissent les premiers modèles de pendules dites «au nègre» ou «au sauvage». Elles font écho à un courant philosophique développé dans quelques grands ouvrages littéraires et historiques, notamment Paul et Virginie de Bernardin de Saint-Pierre publié en 1787 qui dépeint l'innocence de l'Homme, Atala de Chateaubriand qui restaure l'idéal chrétien et surtout le chef-d'oeuvre de Daniel Defoe publié en 1719: Robinson Crusoé. Le dessin original de la pendule proposée titré «le négrillon porteur» fut déposé par Deverberie le 3 pluviose an VII sous le n°10 du dépôt légal (illustré dans Dominique et Pascal Flechon, «La pendule au nègre», dans Bulletin de l'association nationale des collectionneurs et amateurs d'horlogerie ancienne, printemps 1992, n°63, p.32, photo n°1). De nos jours quelques rares autres pendules de composition identique sont connues, mentionnons notamment un premier exemplaire passé en vente à Paris, Mes Couturier-Nicolay, le 22 novembre 1972, lot 75; un deuxième est illustré dans P. Kjellberg, Encyclopédie de la pendule français du Moyen Age au XXème siècle, Les éditions de l'Amateur, Paris, 1997, p.348, fig. A; un troisième, le cadran signé Deverberie et Cie rue des Fossés du Temple n°47 à Paris, a été présenté en vente à Zurich, Galerie Koller, le 22 septembre 2011, lot 1220; enfin, citons particulièrement un dernier exemplaire, provenant de la collection de M. et Mme François Duesberg, qui fut exposé à Bruxelles en 1993 («De noir et d'Or, Pendules au bon sauvage», Musée royaux d'Art et d'Histoire, Musée Bellevue, 1993). Notons qu'il existe également une variante de ce modèle avec une jeune femme noire supportant le cadran (voir une pendule de ce type vendue à Paris, Me Cornette de Saint-Cyr, le 18 mars 1987, lot 74). Jean-Simon-DEVERBERIE (1764-1824) figure parmi les plus importants bronziers parisiens de la fin du XVIIIème siècle et des deux premières décennies du siècle suivant. Marié avec Marie-Louise Veron, il semble qu'il se soit quasi exclusivement spécialisé dans la création de pendules, de flambeaux et de candélabres ornés de figures exotiques, particulièrement de personnages africains; il déposa de nombreux modèles de pendules dites «au nègre», notamment les modèles dits «l'Afrique», «l'Amérique» et «Indien et Indienne enlacés» (les dessins sont conservés au Cabinet des estampes à la Bibliothèque nationale à Paris). Il installa son atelier successivement rue Barbette en 1800, rue du Temple en 1804, enfin rue des Fossés du Temple entre 1812 et 1820
Rare pendule de DEVERBERIE Rue Barbette n°483, Paris. Le cadran partiellement émaillé polychrome de bleuets, indique les heures et les minutes par tranche de quinze, en chiffre arabe. Les aiguilles repercées, entrelacées, celle des heures en forme d'étoile. La pendule est en bronze ciselé, doré ou patiné. Le mouvement est soutenu par un jeune indigène portant sur sa tête un coussin à glands. Il est représenté les yeux en sulfure bleu. Les bras et son cou, soulignés de bracelets ou collier de perles. Il porte un carquois chargé de flèches et est vêtu d'un pagne à frange. Base à piédouche orné de têtes de satyre réunies par des guirlandes de fleurs, soulignée d'un rang de perles. Petits pieds griffes. Epoque Directoire H: 43 - D: 18 cm Avant la fin du XVIIIème siècle, le noir constitue rarement un thème décoratif pour les créations horlogères françaises et plus largement européennes. C'est véritablement à la fin de l'Ancien Régime, plus précisément dans la dernière décennie du XVIIIème siècle et dans les premières années du siècle suivant, qu'apparaissent les premiers modèles de pendules dites «au nègre» ou «au sauvage». Elles font écho à un courant philosophique développé dans quelques grands ouvrages littéraires et historiques, notamment Paul et Virginie de Bernardin de Saint-Pierre publié en 1787 qui dépeint l'innocence de l'Homme, Atala de Chateaubriand qui restaure l'idéal chrétien et surtout le chef-d'oeuvre de Daniel Defoe publié en 1719: Robinson Crusoé. Le dessin original de la pendule proposée titré «le négrillon porteur» fut déposé par Deverberie le 3 pluviose an VII sous le n°10 du dépôt légal (illustré dans Dominique et Pascal Flechon, «La pendule au nègre», dans Bulletin de l'association nationale des collectionneurs et amateurs d'horlogerie ancienne, printemps 1992, n°63, p.32, photo n°1). De nos jours quelques rares autres pendules de composition identique sont connues, mentionnons notamment un premier exemplaire passé en vente à Paris, Mes Couturier-Nicolay, le 22 novembre 1972, lot 75; un deuxième est illustré dans P. Kjellberg, Encyclopédie de la pendule français du Moyen Age au XXème siècle, Les éditions de l'Amateur, Paris, 1997, p.348, fig. A; un troisième, le cadran signé Deverberie et Cie rue des Fossés du Temple n°47 à Paris, a été présenté en vente à Zurich, Galerie Koller, le 22 septembre 2011, lot 1220; enfin, citons particulièrement un dernier exemplaire, provenant de la collection de M. et Mme François Duesberg, qui fut exposé à Bruxelles en 1993 («De noir et d'Or, Pendules au bon sauvage», Musée royaux d'Art et d'Histoire, Musée Bellevue, 1993). Notons qu'il existe également une variante de ce modèle avec une jeune femme noire supportant le cadran (voir une pendule de ce type vendue à Paris, Me Cornette de Saint-Cyr, le 18 mars 1987, lot 74). Jean-Simon-DEVERBERIE (1764-1824) figure parmi les plus importants bronziers parisiens de la fin du XVIIIème siècle et des deux premières décennies du siècle suivant. Marié avec Marie-Louise Veron, il semble qu'il se soit quasi exclusivement spécialisé dans la création de pendules, de flambeaux et de candélabres ornés de figures exotiques, particulièrement de personnages africains; il déposa de nombreux modèles de pendules dites «au nègre», notamment les modèles dits «l'Afrique», «l'Amérique» et «Indien et Indienne enlacés» (les dessins sont conservés au Cabinet des estampes à la Bibliothèque nationale à Paris). Il installa son atelier successivement rue Barbette en 1800, rue du Temple en 1804, enfin rue des Fossés du Temple entre 1812 et 1820
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