Missionnaire, administrateur colonial, horticulteur, botaniste. Mémoire sur la Cochinchine [1744] (p.1 à 21). Rare copie manuscrite d'époque XVIIIe faite après 1750 du mémoire rédigé par Pierre Poivre à Canton en 1744 et présenté à la Compagnie des Indes en1748 Ce mémoire est complété par un texte postérieur sans nom d'auteur intitulé Observations sur ce mémoire, par un Capitaine Portugais dans lequel ce capitaine fait part de ses remarques* (p.21 à 26). In-folio (31,5x 20,8 cm) de14 ff. non chiffrés reliés par deux rubans bleus formant 1page (titre),1 page blanche, 25 pages et 1quart avec additions et corrections écrites à l'encre noire (sur papier vergé filigrané Pro Patria). Pierre Poivre a rédigé son Mémoire sur la Cochinchine à Canton en 1744, quelques semaines avant de s'embarquer pour son retour en France sur le vaisseau Le Dauphin. Mais bien des événements allaient le retarder en chemin. En 1745 Poivre est capturé par les anglais après un combat naval dans lequel il perd son bras droit, puis il est emprisonné à Batavia. Libéré il se rend au Siam puis à Pondichéry (1746). Là il fait la connaissance de La Bourdonnais en compagnie de qui il navigue plusieurs mois sur sa route de retour en France. Ce n'est qu'à l'été 1748 qu'il soumet à la direction de la Compagnie des Indes un projet d'établissement commercial en Cochinchine documenté par son Mémoire sur la Cochinchine rédigé quatre ans plus tôt. Son projet agréé, Poivre est missionné par la Compagnie des Indes pour le mettre en oeuvre. C'est à bord du Machault qu'il aborde en Cochinchine le 29 aôut 1749, sa mission l'y retient jusqu'au 10 février 1750. Poivre allait encore demeurer longtemps dans l'océan indien puisqu'une seconde mission l'attendait: briser le monopole hollandais sur les deux épices les plus recherchées, le girofle et la muscade. C'est à cette mission que cet illustre Lyonnais a attaché son nom. Le Mémoire sur la Cochinchine de Poivre fut archivé par la Compagnie des Indes en plusieurs exemplaires avec d'autres documents relatifs à la Cochinchine. Le manuscrit original rédigé à Canton en 1744, le seul de la main droite de Poivre qu'il devait perdre est intitulé Mémoire touchant à la Cochinchine. Il est détenu par la famille Pusy La Fayette qui compte Pierre Poivre parmi ses ancêtres célèbres. Les copies manuscrites du Mémoire sur la Cochinchine rédigées dans la seconde moitié du XVIIIe siècle sont d'une extrême rareté, destinées alors à un cercle réduit de lecteurs, on n'en connait qu'un tout petit nombre dans des collections publiques et privées. Notre copie datée 1744 (p.3) a été rédigée au plus tôt en 1750 puisqu'il y est fait mention du Machault (p.23). Le Mémoire sur la Cochinchine n'a jamais été publié du vivant de Poivre. Une transcription tronquée de son texte, sans aucune mention de nom d'auteur a été publiée à la fin du XVIIIe siècle en 1791 dans le livre de l'abbé Rochon Voyage à Madagascar et aux Indes Orientales. *Ce capitaine portugais est très probablement le capitaine du vaisseau le Saint-Louis, un armement portugais de Macao (enclave portugaise sur la côte chinoise), le seul vaisseau européen à se rendre en Cochinchine chaque année dans ces années-là. Le Saint-Louis et le Machault furent plus de 15 jours durant ancrés côte à côte, les subrécargues et capitaines des deux bâtiments eurent donc bien le temps de s'entretenir et il est probable que c'est le sieur Laurens, subrécargue du Machault, qui aura recueilli les remarques des Portugais au sujet du Mémoire de Poivre. A son retour en France Laurens rendit compte à la compagnie de sa mission (on a le journal qu'il a tenu), il dut en même temps remettre à la Compagnie les observations du Portugais qui furent alors archivées avec le Mémoire de Poivre dont elles étaient le commentaire. On doit se situer en 1751. C'est alors que dut être rédigé notre manuscrit, une recopie de deux documents des archives de la Compagnie des Indes. Note de Jean-Paul Morel Le Royaume de Cochinchine a environ 150
Missionnaire, administrateur colonial, horticulteur, botaniste. Mémoire sur la Cochinchine [1744] (p.1 à 21). Rare copie manuscrite d'époque XVIIIe faite après 1750 du mémoire rédigé par Pierre Poivre à Canton en 1744 et présenté à la Compagnie des Indes en1748 Ce mémoire est complété par un texte postérieur sans nom d'auteur intitulé Observations sur ce mémoire, par un Capitaine Portugais dans lequel ce capitaine fait part de ses remarques* (p.21 à 26). In-folio (31,5x 20,8 cm) de14 ff. non chiffrés reliés par deux rubans bleus formant 1page (titre),1 page blanche, 25 pages et 1quart avec additions et corrections écrites à l'encre noire (sur papier vergé filigrané Pro Patria). Pierre Poivre a rédigé son Mémoire sur la Cochinchine à Canton en 1744, quelques semaines avant de s'embarquer pour son retour en France sur le vaisseau Le Dauphin. Mais bien des événements allaient le retarder en chemin. En 1745 Poivre est capturé par les anglais après un combat naval dans lequel il perd son bras droit, puis il est emprisonné à Batavia. Libéré il se rend au Siam puis à Pondichéry (1746). Là il fait la connaissance de La Bourdonnais en compagnie de qui il navigue plusieurs mois sur sa route de retour en France. Ce n'est qu'à l'été 1748 qu'il soumet à la direction de la Compagnie des Indes un projet d'établissement commercial en Cochinchine documenté par son Mémoire sur la Cochinchine rédigé quatre ans plus tôt. Son projet agréé, Poivre est missionné par la Compagnie des Indes pour le mettre en oeuvre. C'est à bord du Machault qu'il aborde en Cochinchine le 29 aôut 1749, sa mission l'y retient jusqu'au 10 février 1750. Poivre allait encore demeurer longtemps dans l'océan indien puisqu'une seconde mission l'attendait: briser le monopole hollandais sur les deux épices les plus recherchées, le girofle et la muscade. C'est à cette mission que cet illustre Lyonnais a attaché son nom. Le Mémoire sur la Cochinchine de Poivre fut archivé par la Compagnie des Indes en plusieurs exemplaires avec d'autres documents relatifs à la Cochinchine. Le manuscrit original rédigé à Canton en 1744, le seul de la main droite de Poivre qu'il devait perdre est intitulé Mémoire touchant à la Cochinchine. Il est détenu par la famille Pusy La Fayette qui compte Pierre Poivre parmi ses ancêtres célèbres. Les copies manuscrites du Mémoire sur la Cochinchine rédigées dans la seconde moitié du XVIIIe siècle sont d'une extrême rareté, destinées alors à un cercle réduit de lecteurs, on n'en connait qu'un tout petit nombre dans des collections publiques et privées. Notre copie datée 1744 (p.3) a été rédigée au plus tôt en 1750 puisqu'il y est fait mention du Machault (p.23). Le Mémoire sur la Cochinchine n'a jamais été publié du vivant de Poivre. Une transcription tronquée de son texte, sans aucune mention de nom d'auteur a été publiée à la fin du XVIIIe siècle en 1791 dans le livre de l'abbé Rochon Voyage à Madagascar et aux Indes Orientales. *Ce capitaine portugais est très probablement le capitaine du vaisseau le Saint-Louis, un armement portugais de Macao (enclave portugaise sur la côte chinoise), le seul vaisseau européen à se rendre en Cochinchine chaque année dans ces années-là. Le Saint-Louis et le Machault furent plus de 15 jours durant ancrés côte à côte, les subrécargues et capitaines des deux bâtiments eurent donc bien le temps de s'entretenir et il est probable que c'est le sieur Laurens, subrécargue du Machault, qui aura recueilli les remarques des Portugais au sujet du Mémoire de Poivre. A son retour en France Laurens rendit compte à la compagnie de sa mission (on a le journal qu'il a tenu), il dut en même temps remettre à la Compagnie les observations du Portugais qui furent alors archivées avec le Mémoire de Poivre dont elles étaient le commentaire. On doit se situer en 1751. C'est alors que dut être rédigé notre manuscrit, une recopie de deux documents des archives de la Compagnie des Indes. Note de Jean-Paul Morel Le Royaume de Cochinchine a environ 150
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