Asia. Grande tapisserie en laine et soie, représentant le continent Asie, symbolisé par une déesse portant une robe bleue, coiffée d'une couronne ornée d'un croissant et tenant dans ses mains un brûleparfum, sous le regard admiratif d'un putto lui présentant un nautile richement serti. Elle pose dans un somptueux décor où sont déposés à ses pieds trophées, drapeaux et fruits exotiques. En arrière-plan apparait une pagode chinoise dans un jardin luxuriant et un dromadaire coiffé de plumes d'autruche monté par un putto portant une ombrelle. La bordure est tissée à l'imitation d'un large cadre à moulures dorées, à décor de godrons et de mascarons en écoinçons, surmonté sur la partie haute du monogramme de l'impératrice Elisabeth Ière de Russie E. P. (Elisabeth Petrovna) et portant l'inscription sur la partie basse dans un cartouche: Asia. Quelques restaurations dans la bordure et dans la composition, bordure supérieure en partie coupée (manque partiellement la couronne impériale), petits accidents, mais très bon état général. Saint-Pétersbourg - Epoque: Elisabeth Ière 1744 -1747. H.: 310 cm - L.: 210 cm. Référence: de cette tenture on connaît un exemplaire sorti des ateliers de la manufacture impériale de Saint-Pétersbourg et conservé aujourd'hui au Musée de l'Ermitage, dans la salle à manger des appartements privés des impératrices, située au Ier étage du palais d'Hiver. Le modèle, dans une version plus grande (395 cm x 1005 cm) et sans identification de continent dans la bordure, provient des ateliers de Jacob van Der Borcht dans les Flandres, et est conservé dans les collections du Seattle Art Museum (INC., 62.199.2) Historique sur la Manufacture Impériale de tapisserie de Saint-Pétersbourg On connaît bien la volonté qu'eut Pierre le Grand de faire de la Russie un empire «moderne» et de sa nouvelle capitale, Saint-Pétersbourg, fondée en 1703, une «fenêtre ouverte sur l'Europe» Dans ce processus, le premier voyage qu'il fit en Europe occidentale à la fin du XVIIe siècle fut certes décisif pour conforter cette volonté, mais le deuxième, en 1717, et notamment à Paris, d'avril à juin, fut plus productif, et riche de conséquences réelles en Russie. On sait qu'il remporta un certain nombre de tentures destinées à être copiées dans des ateliers de haute et de basse lices, et notamment celles qui lui avaient été offertes en cadeau diplomatique. On peut raisonnablement supposer qu'il rapporta aussi d'autres tentures, parfois étrangères, par exemple celles dites des «Quatre continents», tissées à la fin du XVIIe siècle dans les ateliers de Jacob Van der Borcht puisque la manufacture impériale de Saint Pétersbourg reproduisit plus tard cette suite, avec quelques variantes, entre décembre 1744 et mai 1747, en haute et basse lice, sans doute à la demande de l'Impératrice Elisabeth Ière (1709-1762), fille préférée de Pierre Le Grand, qui régna sur la Russie de 1741 à 1762. Emmanuel Ducamp
Asia. Grande tapisserie en laine et soie, représentant le continent Asie, symbolisé par une déesse portant une robe bleue, coiffée d'une couronne ornée d'un croissant et tenant dans ses mains un brûleparfum, sous le regard admiratif d'un putto lui présentant un nautile richement serti. Elle pose dans un somptueux décor où sont déposés à ses pieds trophées, drapeaux et fruits exotiques. En arrière-plan apparait une pagode chinoise dans un jardin luxuriant et un dromadaire coiffé de plumes d'autruche monté par un putto portant une ombrelle. La bordure est tissée à l'imitation d'un large cadre à moulures dorées, à décor de godrons et de mascarons en écoinçons, surmonté sur la partie haute du monogramme de l'impératrice Elisabeth Ière de Russie E. P. (Elisabeth Petrovna) et portant l'inscription sur la partie basse dans un cartouche: Asia. Quelques restaurations dans la bordure et dans la composition, bordure supérieure en partie coupée (manque partiellement la couronne impériale), petits accidents, mais très bon état général. Saint-Pétersbourg - Epoque: Elisabeth Ière 1744 -1747. H.: 310 cm - L.: 210 cm. Référence: de cette tenture on connaît un exemplaire sorti des ateliers de la manufacture impériale de Saint-Pétersbourg et conservé aujourd'hui au Musée de l'Ermitage, dans la salle à manger des appartements privés des impératrices, située au Ier étage du palais d'Hiver. Le modèle, dans une version plus grande (395 cm x 1005 cm) et sans identification de continent dans la bordure, provient des ateliers de Jacob van Der Borcht dans les Flandres, et est conservé dans les collections du Seattle Art Museum (INC., 62.199.2) Historique sur la Manufacture Impériale de tapisserie de Saint-Pétersbourg On connaît bien la volonté qu'eut Pierre le Grand de faire de la Russie un empire «moderne» et de sa nouvelle capitale, Saint-Pétersbourg, fondée en 1703, une «fenêtre ouverte sur l'Europe» Dans ce processus, le premier voyage qu'il fit en Europe occidentale à la fin du XVIIe siècle fut certes décisif pour conforter cette volonté, mais le deuxième, en 1717, et notamment à Paris, d'avril à juin, fut plus productif, et riche de conséquences réelles en Russie. On sait qu'il remporta un certain nombre de tentures destinées à être copiées dans des ateliers de haute et de basse lices, et notamment celles qui lui avaient été offertes en cadeau diplomatique. On peut raisonnablement supposer qu'il rapporta aussi d'autres tentures, parfois étrangères, par exemple celles dites des «Quatre continents», tissées à la fin du XVIIe siècle dans les ateliers de Jacob Van der Borcht puisque la manufacture impériale de Saint Pétersbourg reproduisit plus tard cette suite, avec quelques variantes, entre décembre 1744 et mai 1747, en haute et basse lice, sans doute à la demande de l'Impératrice Elisabeth Ière (1709-1762), fille préférée de Pierre Le Grand, qui régna sur la Russie de 1741 à 1762. Emmanuel Ducamp
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