Henri de ROTHSCHILD (1872-1942) écrivain et mécène. 4 L.A.S. et 2 poèmes autographes (signés du monogramme), [vers 1907-1908, à Natalia Trouhanowa] ; 10 pages in-8. Correspondance amoureuse à la jeune et belle danseuse [Henri de Rothschild écrivit pour elle, sous le pseudonyme de R. Maugars, le livret du ballet Espada qu’elle créa à Monte-Carlo le 13 février 1908, sur une musique de Massenet]. . Il ne peut déjeuner avec sa « chère amie […] Il faut que j’enterre un Grand Rabbin […]. Je déjeunerai alors chez moi avec ma famille ». Il lui adresse ses vœux pour l’après-midi : « Ce sera tout à fait réussi et vous n’avez pas de crainte à avoir »… – « Femme aux yeux fascinants […] Il faudrait être le dieu de la littérature pour vous dire convenablement ce que l’on pense ». Avec « cette maudite plume qui ne fait que des pattes de mouches (si elles pouvaient être des pattes de libellules ce serait infiniment plus joli) », il décommande le dîner prévu, car il doit aller à la campagne régler les derniers détails de la fête royale. Mais il retrouvera le soir « au Paradis », qu’eux deux seuls connaissent, « la Reine dont je suis très respectueusement le page fidèle et le serviteur dévoué »… – Lettre à en-tête du Grand Hôtel terminus Gare St-Lazare, écrite « En vous attendant ». Il espère qu’elle arrivera le sourire aux lèvres : « nous serons à l’unisson, deux cœurs ne peuvent battre autrement quand ils aiment. M’aimez-vous un peu, un tout petit peu. Je le souhaite ardemment. Je ne suis pas exigeant, mais un peu d’amour, c’est comme le rayon du soleil d’hiver qui fait fondre la neige dès qu’il perce les nuages gris. Mon cœur ne peut vibrer et sentir qu’autant qu’il retrouve un écho dans un autre »… Etc. – « Exquise adorée. Est-ce parce que vous m’avez fait attendre, est-ce parce que vous allez cueillir deux triomphes du bout de vos pieds agiles et intelligents, est-ce parce que vous allez voler vers la Côte d’azur, est-ce pour une raison connue seule du dieu de la beauté et de l’amour, mais vous étiez hier soir plus délicieuse, plus câline et plus douce que de coutume.[…] Votre peau est si fine, si fine, qu’elle laisse passer à travers ses pores toute votre intelligence ». Il la compare à une poire exquise et savoureuse, et au raisin chasselas du roi Henri : « Je ne suis pas le roi de France, je voudrais être seulement le roitelet de votre cœur, car vous seriez mon chasselas doré et vermeil »… Etc. Les poèmes sont deux acrostiches sur le prénom et le nom de la danseuse : « N’es tu pas la plus belle des belles […] Tes dents sont des perles fines »…
Henri de ROTHSCHILD (1872-1942) écrivain et mécène. 4 L.A.S. et 2 poèmes autographes (signés du monogramme), [vers 1907-1908, à Natalia Trouhanowa] ; 10 pages in-8. Correspondance amoureuse à la jeune et belle danseuse [Henri de Rothschild écrivit pour elle, sous le pseudonyme de R. Maugars, le livret du ballet Espada qu’elle créa à Monte-Carlo le 13 février 1908, sur une musique de Massenet]. . Il ne peut déjeuner avec sa « chère amie […] Il faut que j’enterre un Grand Rabbin […]. Je déjeunerai alors chez moi avec ma famille ». Il lui adresse ses vœux pour l’après-midi : « Ce sera tout à fait réussi et vous n’avez pas de crainte à avoir »… – « Femme aux yeux fascinants […] Il faudrait être le dieu de la littérature pour vous dire convenablement ce que l’on pense ». Avec « cette maudite plume qui ne fait que des pattes de mouches (si elles pouvaient être des pattes de libellules ce serait infiniment plus joli) », il décommande le dîner prévu, car il doit aller à la campagne régler les derniers détails de la fête royale. Mais il retrouvera le soir « au Paradis », qu’eux deux seuls connaissent, « la Reine dont je suis très respectueusement le page fidèle et le serviteur dévoué »… – Lettre à en-tête du Grand Hôtel terminus Gare St-Lazare, écrite « En vous attendant ». Il espère qu’elle arrivera le sourire aux lèvres : « nous serons à l’unisson, deux cœurs ne peuvent battre autrement quand ils aiment. M’aimez-vous un peu, un tout petit peu. Je le souhaite ardemment. Je ne suis pas exigeant, mais un peu d’amour, c’est comme le rayon du soleil d’hiver qui fait fondre la neige dès qu’il perce les nuages gris. Mon cœur ne peut vibrer et sentir qu’autant qu’il retrouve un écho dans un autre »… Etc. – « Exquise adorée. Est-ce parce que vous m’avez fait attendre, est-ce parce que vous allez cueillir deux triomphes du bout de vos pieds agiles et intelligents, est-ce parce que vous allez voler vers la Côte d’azur, est-ce pour une raison connue seule du dieu de la beauté et de l’amour, mais vous étiez hier soir plus délicieuse, plus câline et plus douce que de coutume.[…] Votre peau est si fine, si fine, qu’elle laisse passer à travers ses pores toute votre intelligence ». Il la compare à une poire exquise et savoureuse, et au raisin chasselas du roi Henri : « Je ne suis pas le roi de France, je voudrais être seulement le roitelet de votre cœur, car vous seriez mon chasselas doré et vermeil »… Etc. Les poèmes sont deux acrostiches sur le prénom et le nom de la danseuse : « N’es tu pas la plus belle des belles […] Tes dents sont des perles fines »…
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