EDY LEGRAND (Bordeaux 1892-Bonnieux 1970) Deux marocaines allongées Huile sur carton 49,2 x 64 cm à la vue Signé en bas à droite Edy Legrand Dans les années 1930 à 1940 Edy Legrand partage son temps entre Paris, la campagne française quelques voyages aux sources de l’art en Italie et en Espagne mais surtout au Maroc où il réside soit à Rabat soit à Goulimine , et bien entendu à Marrakech pour retrouver Majorelle avec qui il a de longues discussions sur la peinture . A Goulimine il possédait en bordure de village une maison avec deux patios ombragés par es vélums, ce qui lui permettait de travailler sans cesse à l’ombre même en plein été. Le travail était régi par une organisation précise : dans le premier patio les animaux et les chevaux, dans le deuxième ses modèles les jeune femmes les enfants les danseuses. La plus grande partie de son œuvre est issue des moments passés dans cette maison. « ….Sachons gré à Edy Legrand de ne nous apporter aujourd’hui que la fleur de son travail et non spas les hésitations et les tâtonnements par lesquels il a passé … Evidemment son goût le porte vers des œuvres qui, sous une apparence de totale liberté, révèlent de longues méditations et un patient effort pour ramener le désordre de la nature à l’unité d’une savante harmonie. « Voyez me disait-il un jours ce qui frappe le plus le voyageur quand il arrive dans ce pays que vous connaissez si bien, le Maroc , c’est le mouvement tout vibrant de la lumière que l’on trouve dans les foules grouillantes de à bas, dans ces extraordinaires marchés de Tanger, de Meknès et de Marrakech, dans la rue, dans ces fêtes aux cavaliers innombrables ……..Pour faire entrer cette vie dans la région de l’art, il faut s’arracher à l’illusion de croire qu’un tableau s’ordonne tout seul, qu’il n’y a qu’à regarder les choses et à les reproduire le plus sincèrement possible . Lande affaire, pour moi du moins, c’est après avoir pour ainsi dire appris par cœur la scène, l’endroit que je veux peindre, après l’avoir longuement étudié, le carnet à la main, d’en dégager ce qui est nécessaire à l’effet que je veux produire . Alors seulement je peux reprendre mon tableau devant la nature : je sais que je ne serai pas obsédé par la réalité et que je resterai fidèle à ma conception à mon plan, sans céder au plaisir facile de peindre quoi que ce soit qui ne serait intéressant que par lui-même.
EDY LEGRAND (Bordeaux 1892-Bonnieux 1970) Deux marocaines allongées Huile sur carton 49,2 x 64 cm à la vue Signé en bas à droite Edy Legrand Dans les années 1930 à 1940 Edy Legrand partage son temps entre Paris, la campagne française quelques voyages aux sources de l’art en Italie et en Espagne mais surtout au Maroc où il réside soit à Rabat soit à Goulimine , et bien entendu à Marrakech pour retrouver Majorelle avec qui il a de longues discussions sur la peinture . A Goulimine il possédait en bordure de village une maison avec deux patios ombragés par es vélums, ce qui lui permettait de travailler sans cesse à l’ombre même en plein été. Le travail était régi par une organisation précise : dans le premier patio les animaux et les chevaux, dans le deuxième ses modèles les jeune femmes les enfants les danseuses. La plus grande partie de son œuvre est issue des moments passés dans cette maison. « ….Sachons gré à Edy Legrand de ne nous apporter aujourd’hui que la fleur de son travail et non spas les hésitations et les tâtonnements par lesquels il a passé … Evidemment son goût le porte vers des œuvres qui, sous une apparence de totale liberté, révèlent de longues méditations et un patient effort pour ramener le désordre de la nature à l’unité d’une savante harmonie. « Voyez me disait-il un jours ce qui frappe le plus le voyageur quand il arrive dans ce pays que vous connaissez si bien, le Maroc , c’est le mouvement tout vibrant de la lumière que l’on trouve dans les foules grouillantes de à bas, dans ces extraordinaires marchés de Tanger, de Meknès et de Marrakech, dans la rue, dans ces fêtes aux cavaliers innombrables ……..Pour faire entrer cette vie dans la région de l’art, il faut s’arracher à l’illusion de croire qu’un tableau s’ordonne tout seul, qu’il n’y a qu’à regarder les choses et à les reproduire le plus sincèrement possible . Lande affaire, pour moi du moins, c’est après avoir pour ainsi dire appris par cœur la scène, l’endroit que je veux peindre, après l’avoir longuement étudié, le carnet à la main, d’en dégager ce qui est nécessaire à l’effet que je veux produire . Alors seulement je peux reprendre mon tableau devant la nature : je sais que je ne serai pas obsédé par la réalité et que je resterai fidèle à ma conception à mon plan, sans céder au plaisir facile de peindre quoi que ce soit qui ne serait intéressant que par lui-même.
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