Ecole Française du XIXe siècle «Buste du Général de Lariboisière portant ses décorations dont la plaque de grand officier de la Légion d’honneur.» Rare plâtre patiné terre cuite sur un socle en marbre rouge griotte. Hauteur totale : 66 cm (Petits frottements) Provenance : Famille Lariboisière, Château de Monthorin (Louvigné-le- Désert), puis vente du mobilier en 1936. Collection particulière Biographie : Jean Ambroise Baston comte de LARIBOISIERE, né le 18 août 1759 à Fougères et mort le 21 décembre 1812 à Koenigsberg en Prusse-Orientale, est un général français de la Révolution et de l’Empire Il fait de brillantes études et entre comme lieutenant en 1781 dans le régiment d’artillerie de La Fère où sert Napoléon Bonaparte. Il s’établit bientôt entre eux une amitié dont l’Empereur aime à se rappeler les circonstances, et qui a donné aux sentiments du général breton le caractère d’un dévouement particulier. Il fait les campagnes des ans II et III comme adjudant-général, chef de bataillon puis chef de brigade. De l’an IV jusqu’à l’an XI, il est nommé successivement directeur des parcs d’artillerie des armées d’Angleterre, d’Helvétie, du Rhin et du Danube, avant d’être fait général de brigade le 29 août 1803. Lariboisière commanda l’artillerie du 4e corps pendant la campagne de l’an XIV et se trouve à la bataille d’Austerlitz. À Iéna, le 14 octobre 1806, il parvient avec son artillerie à repousser plusieurs charges d’infanterie. Remarqué par l’Empereur qui le fait général de division le 3 janvier 1807, il est appelé au commandement de l’artillerie de la Garde impériale et au cours de la bataille d’Eylau le 8 février 1807, il soutient tout au long de la journée le centre de l’armée avec une batterie de 40 canons. Blessé d’un coup de boulet devant Dantzig, le général Lariboisière ne cesse pas un seul jour de prendre part aux opérations de ce siège mémorable. Après les batailles de Heilsberg et de Friedland, dans lesquelles il dirige l’artillerie de la Garde impériale, il est chargé le 24 juin de faire établir sur le Niémen le radeau qui sert aux conférences tenues entre Napoléon et l’empereur Alexandre, et qui se terminent par la paix de Tilsitt. Au mois de février 1808, le général Lariboisière prend le commandement en chef de l’artillerie de l’armée d’Espagne. Rappelé à la Grande Armée en 1809, Napoléon lui confie le commandement en chef de l’artillerie à Wagram. Élevé en 1811 à la dignité de premier inspecteur général de l’artillerie, le comte de Lariboisière se prépare à faire tourner au profit de l’armée tout ce que sa longue expérience lui a appris, lorsqu’il lui faut quitter ces travaux de la paix pour reprendre les armes. Peu avant le commencement de la campagne de Russie en 1812, le général Lariboisière prévoit les difficultés auxquelles l’armée va se heurter. Il fait un certain nombre d’efforts pour réparer l’effet désastreux des pluies qui tombent en abondance avant l’arrivée des Français à Vilnius. À la prise de Smolensk, des bouches à feu tonnent sur la place, et 2 477 caissons portent leurs approvisionnements. Chargé la veille de la bataille de la Moskowa de reconnaître les positions de l’ennemi et de déterminer le moyen d’attaquer les redoutes que les Russes ont établies sur leur gauche, il met en place pendant la nuit les dispositions nécessaires. À la pointe du jour, l’artillerie française ouvre le feu sur les Russes et les 70 000 boulets tirés pendant la bataille sont en mesure d’être remplacés. Noms gravés sous l’arc de triomphe de l’Étoile : pilier Est, 15e et 16e colonnes. Pour Lariboisière, la victoire de la Moskowa est endeuillé par la mort de son fils, mortellement blessé lors d’une charge. Affaibli par cette perte et par la fatigue, le général tombe malade à Vilnius et meurt à Koenigsberg le 21 décembre 1812. Son corps repose dans l’Hôtel des Invalides.
Ecole Française du XIXe siècle «Buste du Général de Lariboisière portant ses décorations dont la plaque de grand officier de la Légion d’honneur.» Rare plâtre patiné terre cuite sur un socle en marbre rouge griotte. Hauteur totale : 66 cm (Petits frottements) Provenance : Famille Lariboisière, Château de Monthorin (Louvigné-le- Désert), puis vente du mobilier en 1936. Collection particulière Biographie : Jean Ambroise Baston comte de LARIBOISIERE, né le 18 août 1759 à Fougères et mort le 21 décembre 1812 à Koenigsberg en Prusse-Orientale, est un général français de la Révolution et de l’Empire Il fait de brillantes études et entre comme lieutenant en 1781 dans le régiment d’artillerie de La Fère où sert Napoléon Bonaparte. Il s’établit bientôt entre eux une amitié dont l’Empereur aime à se rappeler les circonstances, et qui a donné aux sentiments du général breton le caractère d’un dévouement particulier. Il fait les campagnes des ans II et III comme adjudant-général, chef de bataillon puis chef de brigade. De l’an IV jusqu’à l’an XI, il est nommé successivement directeur des parcs d’artillerie des armées d’Angleterre, d’Helvétie, du Rhin et du Danube, avant d’être fait général de brigade le 29 août 1803. Lariboisière commanda l’artillerie du 4e corps pendant la campagne de l’an XIV et se trouve à la bataille d’Austerlitz. À Iéna, le 14 octobre 1806, il parvient avec son artillerie à repousser plusieurs charges d’infanterie. Remarqué par l’Empereur qui le fait général de division le 3 janvier 1807, il est appelé au commandement de l’artillerie de la Garde impériale et au cours de la bataille d’Eylau le 8 février 1807, il soutient tout au long de la journée le centre de l’armée avec une batterie de 40 canons. Blessé d’un coup de boulet devant Dantzig, le général Lariboisière ne cesse pas un seul jour de prendre part aux opérations de ce siège mémorable. Après les batailles de Heilsberg et de Friedland, dans lesquelles il dirige l’artillerie de la Garde impériale, il est chargé le 24 juin de faire établir sur le Niémen le radeau qui sert aux conférences tenues entre Napoléon et l’empereur Alexandre, et qui se terminent par la paix de Tilsitt. Au mois de février 1808, le général Lariboisière prend le commandement en chef de l’artillerie de l’armée d’Espagne. Rappelé à la Grande Armée en 1809, Napoléon lui confie le commandement en chef de l’artillerie à Wagram. Élevé en 1811 à la dignité de premier inspecteur général de l’artillerie, le comte de Lariboisière se prépare à faire tourner au profit de l’armée tout ce que sa longue expérience lui a appris, lorsqu’il lui faut quitter ces travaux de la paix pour reprendre les armes. Peu avant le commencement de la campagne de Russie en 1812, le général Lariboisière prévoit les difficultés auxquelles l’armée va se heurter. Il fait un certain nombre d’efforts pour réparer l’effet désastreux des pluies qui tombent en abondance avant l’arrivée des Français à Vilnius. À la prise de Smolensk, des bouches à feu tonnent sur la place, et 2 477 caissons portent leurs approvisionnements. Chargé la veille de la bataille de la Moskowa de reconnaître les positions de l’ennemi et de déterminer le moyen d’attaquer les redoutes que les Russes ont établies sur leur gauche, il met en place pendant la nuit les dispositions nécessaires. À la pointe du jour, l’artillerie française ouvre le feu sur les Russes et les 70 000 boulets tirés pendant la bataille sont en mesure d’être remplacés. Noms gravés sous l’arc de triomphe de l’Étoile : pilier Est, 15e et 16e colonnes. Pour Lariboisière, la victoire de la Moskowa est endeuillé par la mort de son fils, mortellement blessé lors d’une charge. Affaibli par cette perte et par la fatigue, le général tombe malade à Vilnius et meurt à Koenigsberg le 21 décembre 1812. Son corps repose dans l’Hôtel des Invalides.
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