Claude, marquis de JOUFFROY D’ABBANS (1751-1832) architecte naval, ingénieur et industriel français, concepteur des premiers bateaux à vapeur. L.A.S., Paris 11 août 1824, à son fils Achille ; 4 pages in-4. Belle et longue lettre de reproches à son fils, qui détruit le bonheur de son récent mariage [4 mai avec Marie-Augustine Amélie de Gestas] par son égarement, ce qui plonge toute la famille dans le désespoir et la honte. « Nous n’avions si instamment désiré votre mariage que parce que nous étions persuadés [...] qu’une fois contracté vous n’auriez plus d’autre guide que la raison, les convenances et surtout les obligations et surtout les obligations que vous auriez à remplir vis-à-vis de votre nouvelle épouse ». Il pensait que cette union lui ferait abjurer « vos autres liens illégitimes et adultères », mais il semble que ce soit le contraire, puisqu’après cinq jours de mariage il a amené et présenté à son épouse « votre bâtarde adultérine »... Il l’assure que s’il poursuit dans cette voie, il rompra avec lui toute relation. Décidé à faire son devoir de père, il ne reculera devant rien pour faire changer ses projets alarmants. Il lui parle longuement, « avec chaleur, avec émotion et avec sévérité », mais conclut sur un ton plus doux, le suppliant de réfléchir et de revenir à la raison : « Homme supérieur par le talent et par le génie, vous ne voudrez pas rester inférieur à vous même par une conduite qui vous ravaleroit et qui vous feroit faire une perte immense dans l’estime publique ». Il lui redit toute sa tendresse, son amour, et lui donne trois jours pour réfléchir et revenir sur ses erreurs... Rare. Reproduit en page 89
Claude, marquis de JOUFFROY D’ABBANS (1751-1832) architecte naval, ingénieur et industriel français, concepteur des premiers bateaux à vapeur. L.A.S., Paris 11 août 1824, à son fils Achille ; 4 pages in-4. Belle et longue lettre de reproches à son fils, qui détruit le bonheur de son récent mariage [4 mai avec Marie-Augustine Amélie de Gestas] par son égarement, ce qui plonge toute la famille dans le désespoir et la honte. « Nous n’avions si instamment désiré votre mariage que parce que nous étions persuadés [...] qu’une fois contracté vous n’auriez plus d’autre guide que la raison, les convenances et surtout les obligations et surtout les obligations que vous auriez à remplir vis-à-vis de votre nouvelle épouse ». Il pensait que cette union lui ferait abjurer « vos autres liens illégitimes et adultères », mais il semble que ce soit le contraire, puisqu’après cinq jours de mariage il a amené et présenté à son épouse « votre bâtarde adultérine »... Il l’assure que s’il poursuit dans cette voie, il rompra avec lui toute relation. Décidé à faire son devoir de père, il ne reculera devant rien pour faire changer ses projets alarmants. Il lui parle longuement, « avec chaleur, avec émotion et avec sévérité », mais conclut sur un ton plus doux, le suppliant de réfléchir et de revenir à la raison : « Homme supérieur par le talent et par le génie, vous ne voudrez pas rester inférieur à vous même par une conduite qui vous ravaleroit et qui vous feroit faire une perte immense dans l’estime publique ». Il lui redit toute sa tendresse, son amour, et lui donne trois jours pour réfléchir et revenir sur ses erreurs... Rare. Reproduit en page 89
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