CHOPIN, Frédéric (1810-1849) Quittance signée, en partie autographe, à Maurice Schlesinger. Paris, le 17 février 1836 CHOPIN, Frédéric (1810-1849). Quittance signée, en partie autographe, à Maurice Schlesinger. Paris, le 17 février 1836. 1 page, in-4 (256 x 198 mm), à l’encre brune. (Pliures anciennes, quelques petites déchirures, petit manque et restes d’adhésif au coin supérieur droit). Au verso, une main de la seconde moitié du XIXe siècle a inscrit : « 17 février 1836, Chopin ». Une autre main a ajouté au recto « 37 » et « 38 » en regard de deux des compositions listées. La signature et la mention « approuve l’écriture ci-dessous » sont autographes. Le corps de la quittance est probablement de la main d’un employé de Schlesinger. Maurice Schlesinger (1798-1871) était l’un des éditeurs de musique parisiens les plus importants de la première moitié du XIXe siècle. En 1834, il double cette activité d’éditeur en créant une revue musicale, la Gazette musicale de Paris - Berlioz, Liszt, George Sand Théophile Gautier Balzac ou encore Hugo y signeront des articles. Malgré l’écrasante charge financière que représentera cette revue au fil des ans, elle fit beaucoup pour la célébrité de Schlesinger, lui offrant aussi un organe tout désigné de promotion des œuvres musicales qu’il éditait. Entre les années 1830 et 1845, il fut le principal éditeur parisien de Frédéric Chopin. Les deux hommes se brouillent en 1839. Chopin, qui reproche à son éditeur des contrats défavorables, cède un temps aux sirènes de Camille Pleyel, qui lui fait miroiter des conditions plus avantageuses, qui ne seront guère plus qu’un mirage. La correspondance de Chopin dresse un portrait sans fard de la situation : le 17 mars 1839, il écrit à son assistant Julian Fontana : « Pleyel est un crétin et Probst, une canaille…Je te prie de remettre ma lettre à Pleyel (qui trouve mes manuscrits trop chers). Si je dois les vendre bon marché, j’aime mieux les laisser à Schlesinger au lieu de chercher à conclure d’impossibles arrangements…Schlesinger m’adore parce qu’il peut me dépouiller. Parle-lui bien clairement au sujet de l’argent et remets-lui les manuscrits seulement contre espèces sonnantes. J’envoie une reconnaissance à Pleyel. L’imbécile n’a donc pas confiance en moi ou en toi. Mon Dieu, pourquoi doit-on toujours avoir affaire à des canailles. Ce Pleyel, après avoir dit que Schlesinger me payait mal, trouve 500 fr. trop cher pour une œuvre pouvant être reproduite dans tous les pays » Quelques mois plus tard, Chopin, qui semble déjà dépité, écrit, toujours à Fontana : « Pleyel m’a rendu mauvais service en me faisant des offres car, à cause de lui, je me suis mis…Schlesinger à dos. Mais j’espère que, d’une façon ou de l’autre, tout cela va s’arranger » (août 1839). Les deux hommes se réconcilèrent et collaborèrent à nouveau jusqu’à ce que Maurice Schlesinger se retire de l’édition et revende son fonds en 1846. Contrairement à ce qu’une main postérieure a indiqué, les compositions listées sont probablement les Polonaises, opus 26, les Nocturnes, opus 27, et la Ballade, opus 23. Les Nocturnes opus 37 et la Ballade opus 38 ont en effet été composées plusieurs années après rédaction de cette quittance. Cette quittance est semble-t-il inédite. An interesting contract, partly autograph and signed by Chopin, regarding the publishing rights for three of his works. The text is supposedly unpublished.
CHOPIN, Frédéric (1810-1849) Quittance signée, en partie autographe, à Maurice Schlesinger. Paris, le 17 février 1836 CHOPIN, Frédéric (1810-1849). Quittance signée, en partie autographe, à Maurice Schlesinger. Paris, le 17 février 1836. 1 page, in-4 (256 x 198 mm), à l’encre brune. (Pliures anciennes, quelques petites déchirures, petit manque et restes d’adhésif au coin supérieur droit). Au verso, une main de la seconde moitié du XIXe siècle a inscrit : « 17 février 1836, Chopin ». Une autre main a ajouté au recto « 37 » et « 38 » en regard de deux des compositions listées. La signature et la mention « approuve l’écriture ci-dessous » sont autographes. Le corps de la quittance est probablement de la main d’un employé de Schlesinger. Maurice Schlesinger (1798-1871) était l’un des éditeurs de musique parisiens les plus importants de la première moitié du XIXe siècle. En 1834, il double cette activité d’éditeur en créant une revue musicale, la Gazette musicale de Paris - Berlioz, Liszt, George Sand Théophile Gautier Balzac ou encore Hugo y signeront des articles. Malgré l’écrasante charge financière que représentera cette revue au fil des ans, elle fit beaucoup pour la célébrité de Schlesinger, lui offrant aussi un organe tout désigné de promotion des œuvres musicales qu’il éditait. Entre les années 1830 et 1845, il fut le principal éditeur parisien de Frédéric Chopin. Les deux hommes se brouillent en 1839. Chopin, qui reproche à son éditeur des contrats défavorables, cède un temps aux sirènes de Camille Pleyel, qui lui fait miroiter des conditions plus avantageuses, qui ne seront guère plus qu’un mirage. La correspondance de Chopin dresse un portrait sans fard de la situation : le 17 mars 1839, il écrit à son assistant Julian Fontana : « Pleyel est un crétin et Probst, une canaille…Je te prie de remettre ma lettre à Pleyel (qui trouve mes manuscrits trop chers). Si je dois les vendre bon marché, j’aime mieux les laisser à Schlesinger au lieu de chercher à conclure d’impossibles arrangements…Schlesinger m’adore parce qu’il peut me dépouiller. Parle-lui bien clairement au sujet de l’argent et remets-lui les manuscrits seulement contre espèces sonnantes. J’envoie une reconnaissance à Pleyel. L’imbécile n’a donc pas confiance en moi ou en toi. Mon Dieu, pourquoi doit-on toujours avoir affaire à des canailles. Ce Pleyel, après avoir dit que Schlesinger me payait mal, trouve 500 fr. trop cher pour une œuvre pouvant être reproduite dans tous les pays » Quelques mois plus tard, Chopin, qui semble déjà dépité, écrit, toujours à Fontana : « Pleyel m’a rendu mauvais service en me faisant des offres car, à cause de lui, je me suis mis…Schlesinger à dos. Mais j’espère que, d’une façon ou de l’autre, tout cela va s’arranger » (août 1839). Les deux hommes se réconcilèrent et collaborèrent à nouveau jusqu’à ce que Maurice Schlesinger se retire de l’édition et revende son fonds en 1846. Contrairement à ce qu’une main postérieure a indiqué, les compositions listées sont probablement les Polonaises, opus 26, les Nocturnes, opus 27, et la Ballade, opus 23. Les Nocturnes opus 37 et la Ballade opus 38 ont en effet été composées plusieurs années après rédaction de cette quittance. Cette quittance est semble-t-il inédite. An interesting contract, partly autograph and signed by Chopin, regarding the publishing rights for three of his works. The text is supposedly unpublished.
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