Auktionsarchiv: Los-Nr. 108

c.1898 De Dion Bouton Tricycle

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Auktionsarchiv: Los-Nr. 108

c.1898 De Dion Bouton Tricycle

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« Il ne faut pas présenter au monde ce qui est beau » : Si Chateaubriand ne l’avait écrit en 1803, ceci aurait pu être une maxime du Marquis Albert De Dion. L’aventure de De Dion Bouton commence fin 1881. Albert De Dion, Alors Comte a 25 ans, et se rend au magasin Giroux , boulevard des Italiens à Paris pour acheter des jouets et cotillons pour une fêtes qu’il organisait . Il tombe en arrêt devant une petite machine à vapeur exposée en vitrine et demande d’en connaître les créateurs. Ce sont un mécanicien Georges Bouton, né en 1847 et Charles Trépardoux, né en 1853, ingénieur des Arts & Métiers. En 1882 tous deux se mettent au service exclusif d’Albert de Dion. La première Société Trépardoux et Cie. est fondée et durera jusqu’en 1887, date où elle devient la Société De Dion & Trépardoux. En 1853 Trépardoux, ardent défenseur de la Vapeur quitte la société, qui devient « Automobiles De Dion Bouton » et se tourne vers les moteurs à essence. Le premier moteur sera un monocylindre d’un demi cheval vapeur, refroidi par air et expérimenté sur un tricyle en 1895. Très vite il évoluera jusqu’à atteindre 3,5cv. En 1900, alors refroidi par eau. Ce tricycle deviendra avant 1900 le véhicule le plus répandu en France, son succès étant dû à ses résultats exceptionnels en course : 3e au Paris-Marseille-Paris en 1896, 1er au Paris-Dieppe, 1er au Menton Nice La Turbie en 1897 et premier en 1898 dans quatre principales courses ainsi que second au Paris-Amsterdam-Paris. De 1895 jusqu’aux premières années du XXè siècle ce moteur De Dion Bouton sera adopté par plus de 300 constructeurs d’automobiles : Louis Renault et Louis Delage en équipèrent avec succès leurs premières voitures. Le tricycle présenté porte le numéro 13.095 sur son moteur monocylindrique à ailettes, refroidi par air, de 1, ¾ cv., alésage 66 mm. X course 70 mm., soit 198 cm3., soupape d’admission automatique, soupape d’échappement commandée, allumage par pile et rupteur (brevet De Dion n°250. 259 du 13 septembre 1895) et alimentation, par carburateur à léchage De Dion Bouton. La transmission est directe sur les deux roues arrière, le moteur étant placé dans leurs axes, avec différentiel (brevet Pécqueur). Les freins sont à ruban sur la roue avant et sur la roue arrière droite, commandés manuellement. Les roues sont à rayons acier, et munies de pneus Dunlop 3 x 21 à l’arrière et Continental 250/275 x 21 à l’avant. La selle est en cuir naturel, et le cadre tubulaire est muni de boîtes de rangement pour outils – où l’on trouve un manuel descriptif de pièces (récent). Il est équipé à l’avant d’une lanterne à pétrole marquée « Losmann Verke » à Bielefeld. Datant de 1898, il était conseillé à l’époque de l’utiliser avec de l’essence spéciale pour automobiles « mono naphta », mais ces dernières décennies il fonctionne très bien avec du 95 sans plomb ! Ce tricycle est connu des collectionneurs précurseurs dans les années cinquante car il appartenait à un amateur que l’on comptait parmi les premiers membres du Club des Teuf-Teuf fondé en 1935. C’était un garagiste mécanicien qui entretenait lui-même sa très belle collection d’ancêtres et vétérans avec lesquels il participait régulièrement à toutes les réunions réservées aux véhicules de ces catégories : Paris-Rouen, Rallye des Ancêtres en Ile de France, etc… Une des dernières fois où l’on se souvient d’avoir vu ce tricycle n°13.095 fonctionner est probablement le Rallye Paris-Versailles-Paris organisé par l’Amicale De Dion Bouton pour commémorer en 1985 le centenaire de la Marque, quai National à Puteaux – devenu depuis le Quai De Dion Bouton. En passe de devenir centenaire cet ancien propriétaire est décédé il y a quelques années. Il avait fait don de ce tricycle à une grande Famille de sa région, dont il avait été jusqu’à la fin de sa vie le mécanicien, le chauffeur et ‘l’ami et qu’il considérait comme ses bienfaiteurs. Ceux-ci sont maintenant contraints de se défaire de cet ancêtre de 110 ans, qui est resté parfaitement et intégralement

Auktionsarchiv: Los-Nr. 108
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« Il ne faut pas présenter au monde ce qui est beau » : Si Chateaubriand ne l’avait écrit en 1803, ceci aurait pu être une maxime du Marquis Albert De Dion. L’aventure de De Dion Bouton commence fin 1881. Albert De Dion, Alors Comte a 25 ans, et se rend au magasin Giroux , boulevard des Italiens à Paris pour acheter des jouets et cotillons pour une fêtes qu’il organisait . Il tombe en arrêt devant une petite machine à vapeur exposée en vitrine et demande d’en connaître les créateurs. Ce sont un mécanicien Georges Bouton, né en 1847 et Charles Trépardoux, né en 1853, ingénieur des Arts & Métiers. En 1882 tous deux se mettent au service exclusif d’Albert de Dion. La première Société Trépardoux et Cie. est fondée et durera jusqu’en 1887, date où elle devient la Société De Dion & Trépardoux. En 1853 Trépardoux, ardent défenseur de la Vapeur quitte la société, qui devient « Automobiles De Dion Bouton » et se tourne vers les moteurs à essence. Le premier moteur sera un monocylindre d’un demi cheval vapeur, refroidi par air et expérimenté sur un tricyle en 1895. Très vite il évoluera jusqu’à atteindre 3,5cv. En 1900, alors refroidi par eau. Ce tricycle deviendra avant 1900 le véhicule le plus répandu en France, son succès étant dû à ses résultats exceptionnels en course : 3e au Paris-Marseille-Paris en 1896, 1er au Paris-Dieppe, 1er au Menton Nice La Turbie en 1897 et premier en 1898 dans quatre principales courses ainsi que second au Paris-Amsterdam-Paris. De 1895 jusqu’aux premières années du XXè siècle ce moteur De Dion Bouton sera adopté par plus de 300 constructeurs d’automobiles : Louis Renault et Louis Delage en équipèrent avec succès leurs premières voitures. Le tricycle présenté porte le numéro 13.095 sur son moteur monocylindrique à ailettes, refroidi par air, de 1, ¾ cv., alésage 66 mm. X course 70 mm., soit 198 cm3., soupape d’admission automatique, soupape d’échappement commandée, allumage par pile et rupteur (brevet De Dion n°250. 259 du 13 septembre 1895) et alimentation, par carburateur à léchage De Dion Bouton. La transmission est directe sur les deux roues arrière, le moteur étant placé dans leurs axes, avec différentiel (brevet Pécqueur). Les freins sont à ruban sur la roue avant et sur la roue arrière droite, commandés manuellement. Les roues sont à rayons acier, et munies de pneus Dunlop 3 x 21 à l’arrière et Continental 250/275 x 21 à l’avant. La selle est en cuir naturel, et le cadre tubulaire est muni de boîtes de rangement pour outils – où l’on trouve un manuel descriptif de pièces (récent). Il est équipé à l’avant d’une lanterne à pétrole marquée « Losmann Verke » à Bielefeld. Datant de 1898, il était conseillé à l’époque de l’utiliser avec de l’essence spéciale pour automobiles « mono naphta », mais ces dernières décennies il fonctionne très bien avec du 95 sans plomb ! Ce tricycle est connu des collectionneurs précurseurs dans les années cinquante car il appartenait à un amateur que l’on comptait parmi les premiers membres du Club des Teuf-Teuf fondé en 1935. C’était un garagiste mécanicien qui entretenait lui-même sa très belle collection d’ancêtres et vétérans avec lesquels il participait régulièrement à toutes les réunions réservées aux véhicules de ces catégories : Paris-Rouen, Rallye des Ancêtres en Ile de France, etc… Une des dernières fois où l’on se souvient d’avoir vu ce tricycle n°13.095 fonctionner est probablement le Rallye Paris-Versailles-Paris organisé par l’Amicale De Dion Bouton pour commémorer en 1985 le centenaire de la Marque, quai National à Puteaux – devenu depuis le Quai De Dion Bouton. En passe de devenir centenaire cet ancien propriétaire est décédé il y a quelques années. Il avait fait don de ce tricycle à une grande Famille de sa région, dont il avait été jusqu’à la fin de sa vie le mécanicien, le chauffeur et ‘l’ami et qu’il considérait comme ses bienfaiteurs. Ceux-ci sont maintenant contraints de se défaire de cet ancêtre de 110 ans, qui est resté parfaitement et intégralement

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