Introduite en 1910, la première voiture de production de Bugatti a été rétrospectivement désignée Type 13 bien que la littérature contemporaine fasse état de cinq variantes de ce type à quatre cylindres et huit soupapes apparues avant la Grande Guerre. La caractéristique déterminante des types de 1912 était l’empattement, deux mètres pour le Type 13, 2,4 m pour la Type 15 et 2,55 m pour le Type 17. Pour ces modèles légers et de petites dimensions, surtout à cette époque, Bugatti privilégia les meilleurs matériaux qui, combinés à son exceptionnel talent de concepteur, conférèrent à ces voitures des performances sans rapport avec leur petit gabarit. La presse fut enthousiasmée, surtout W. F. Bradley dans The Motor de novembre 1910 où il écrivit : « Comme runabout, la Bugatti paraît idéale, sur la route, elle est aussi rapide que n’importe quelle grande voiture et, dans la circulation, elle est plus rapide grâce à sa maniabilité. Le constructeur garantit que la petite Bugatti peut tenir le 100 km/h et cette assertion semble tout à fait fondée ». Les voitures « 8 soupapes » furent immédiatement engagées dans différentes épreuves dont les résultats étaient annoncés fièrement dans les catalogues. La production de ces Bugatti débuta au châssis n° 361 et se poursuivit de 1910 à la déclaration de guerre en 1914, date à laquelle plus de 340 voitures avaient été construites. Elle reprit après 1919 pendant un an portant la production totale à 475 unités. Il reste moins de 25 survivants de ce modèle, le plus ancien étant le châssis 365 exposé au Musée des Sciences et Techniques de Prague. Le châssis suivant (366) est au National Motor Museum de Beaulieu au Royaume-Uni après avoir été négocié par les spécialistes de Brooks/Bonhams en règlement des droits de succession de feu Peter Hampton, son propriétaire, en 1991. La voiture n° 432 qui existe encore est donc la quatrième plus ancienne voiture de production conservée qui aurait été la 82e construite. Avec l’aide des spécialistes autorisés de la marque David Sewell et Norbert Steinhauser – auteur du récent ouvrage Ettore Bugatti l’artisan de Molsheim – le résultat des recherches effectuées sur les débuts de la société Bugatti permet à Bonhams de confirmer que cette voiture a été livrée neuve le 13 mars 1912 à MM. Batalin et Plotnikoff de St Petersbourg. On ne sait toujours pas si la carrosserie très spéciale que la voiture a conservée jusqu’à nos jours a été réalisée en France avant sa livraison ou si elle a été carrossée à son arrivée en Russie. Ce fait est recoupé par l’ouvrage de A. Dupouy « L’Automobile en Russie jusqu’en 1917 » dans lequel l’auteur cite quelques voitures dont on sait qu’elles arrivèrent en Russie à cette époque, « 442 » en faisant partie et illustrée comme telle. Une autre voiture est la Delaunay-Belleville 1917 que le tsar Nicolas II avait commandée comme voiture pour la chasse. Qui posséda cette Bugatti ensuite ou comment la voiture échappa-t-elle aux incertitudes des conflits et du temps, nul ne peut le dire, mais en octobre 1964, M. Girod-Emery, propriétaire du « Museon di Rodo » à Uzès, qui s’était rendu à Moscou, apprit l’existence d’une très ancienne Bugatti qui se trouvait à 150 km au sud de la ville, à Toula : c’était « 442 ». Heureusement, le propriétaire était désireux de vendre, mais souhaitait que cette voiture fût vendue à un musée de telle sorte qu’elle soit appréciée à sa juste valeur. Du fait qu’il n’existait pas en URSS d’organisme de ce genre intéressé par les voitures françaises, M. Girod-Emery réussit à convaincre le propriétaire qu’en ramenant la voiture en France pour être montrée dans son musée, ce serait un lieu d’exposition idéal. De difficiles négociations suivirent, mais un peu moins d’un an après, la voiture commença son voyage de retour vers la France. Transportée par le rail jusqu’à Odessa le 26 septembre 1965 puis par bateau à Gênes et à Marseille le 20 octobre, la petite Bugatti arriva à Uzès. À l’époque, une restauration sommaire fut
Introduite en 1910, la première voiture de production de Bugatti a été rétrospectivement désignée Type 13 bien que la littérature contemporaine fasse état de cinq variantes de ce type à quatre cylindres et huit soupapes apparues avant la Grande Guerre. La caractéristique déterminante des types de 1912 était l’empattement, deux mètres pour le Type 13, 2,4 m pour la Type 15 et 2,55 m pour le Type 17. Pour ces modèles légers et de petites dimensions, surtout à cette époque, Bugatti privilégia les meilleurs matériaux qui, combinés à son exceptionnel talent de concepteur, conférèrent à ces voitures des performances sans rapport avec leur petit gabarit. La presse fut enthousiasmée, surtout W. F. Bradley dans The Motor de novembre 1910 où il écrivit : « Comme runabout, la Bugatti paraît idéale, sur la route, elle est aussi rapide que n’importe quelle grande voiture et, dans la circulation, elle est plus rapide grâce à sa maniabilité. Le constructeur garantit que la petite Bugatti peut tenir le 100 km/h et cette assertion semble tout à fait fondée ». Les voitures « 8 soupapes » furent immédiatement engagées dans différentes épreuves dont les résultats étaient annoncés fièrement dans les catalogues. La production de ces Bugatti débuta au châssis n° 361 et se poursuivit de 1910 à la déclaration de guerre en 1914, date à laquelle plus de 340 voitures avaient été construites. Elle reprit après 1919 pendant un an portant la production totale à 475 unités. Il reste moins de 25 survivants de ce modèle, le plus ancien étant le châssis 365 exposé au Musée des Sciences et Techniques de Prague. Le châssis suivant (366) est au National Motor Museum de Beaulieu au Royaume-Uni après avoir été négocié par les spécialistes de Brooks/Bonhams en règlement des droits de succession de feu Peter Hampton, son propriétaire, en 1991. La voiture n° 432 qui existe encore est donc la quatrième plus ancienne voiture de production conservée qui aurait été la 82e construite. Avec l’aide des spécialistes autorisés de la marque David Sewell et Norbert Steinhauser – auteur du récent ouvrage Ettore Bugatti l’artisan de Molsheim – le résultat des recherches effectuées sur les débuts de la société Bugatti permet à Bonhams de confirmer que cette voiture a été livrée neuve le 13 mars 1912 à MM. Batalin et Plotnikoff de St Petersbourg. On ne sait toujours pas si la carrosserie très spéciale que la voiture a conservée jusqu’à nos jours a été réalisée en France avant sa livraison ou si elle a été carrossée à son arrivée en Russie. Ce fait est recoupé par l’ouvrage de A. Dupouy « L’Automobile en Russie jusqu’en 1917 » dans lequel l’auteur cite quelques voitures dont on sait qu’elles arrivèrent en Russie à cette époque, « 442 » en faisant partie et illustrée comme telle. Une autre voiture est la Delaunay-Belleville 1917 que le tsar Nicolas II avait commandée comme voiture pour la chasse. Qui posséda cette Bugatti ensuite ou comment la voiture échappa-t-elle aux incertitudes des conflits et du temps, nul ne peut le dire, mais en octobre 1964, M. Girod-Emery, propriétaire du « Museon di Rodo » à Uzès, qui s’était rendu à Moscou, apprit l’existence d’une très ancienne Bugatti qui se trouvait à 150 km au sud de la ville, à Toula : c’était « 442 ». Heureusement, le propriétaire était désireux de vendre, mais souhaitait que cette voiture fût vendue à un musée de telle sorte qu’elle soit appréciée à sa juste valeur. Du fait qu’il n’existait pas en URSS d’organisme de ce genre intéressé par les voitures françaises, M. Girod-Emery réussit à convaincre le propriétaire qu’en ramenant la voiture en France pour être montrée dans son musée, ce serait un lieu d’exposition idéal. De difficiles négociations suivirent, mais un peu moins d’un an après, la voiture commença son voyage de retour vers la France. Transportée par le rail jusqu’à Odessa le 26 septembre 1965 puis par bateau à Gênes et à Marseille le 20 octobre, la petite Bugatti arriva à Uzès. À l’époque, une restauration sommaire fut
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